La musique a-t-elle un genre ? Mélanie Traversier / Alban Ramaut

27,00

Édité par Mélanie Traversier, Alban Ramaut

Éditions de la Sorbonne – 21 février 2019

Livre broché, 384 pages

 

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Description

« La musique a-t-elle un genre ? » : la question soulève encore souvent indifférence polie, sinon hilarité, voire mépris. Et pourtant ! Comme la littérature et la peinture, la musique n’échappe pas aux catégorisations genrées et encore moins aux inégalités de genre qui relèguent dans l’ombre les femmes artistes.

Ce volume examine sur la longue durée ce phénomène d’invisibilisation des musiciennes à l’oeuvre tant dans l’historiographie que dans l’imaginaire social, tant dans les discours que dans les pratiques de création et les programmations.

Repérant les différentes voies de disqualification des talents féminins, les seize études réunies ici scrutent les indices de l’enfouissement des musiciennes dans les traités philosophiques et esthétiques, dans les manuels d’éducation, dans les témoignages du public, dans les récits de vie, comme dans les écrits savants et la critique musicale, y compris la plus récente.

Surgissent ainsi autant de jalons pour débusquer et mieux déconstruire les stéréotypes de genre dans les écrits sur la musique et les pratiques musicales d’hier et d’aujourd’hui.

Mélanie Traversier est maîtresse de conférences en histoire moderne à l’université de Lille (IRHiS-UMR 8529) et membre de l’Institut Universitaire de France. Ses travaux portent sur l’histoire sociale de la musique et les études de genre dans l’Europe des Lumières. Elle est également comédienne.

Alban Ramaut, ancien élève du Conservatoire National Supérieur de Musique et de Danse de Paris, est Professeur de Musicologie à l’Université Jean-Monnet, Université de Lyon/ Saint-Étienne et membre du laboratoire IHRIM (UMR-5317). Il s’intéresse aux généalogies du romantisme musical.

LA FABRIQUE DE L’HISTOIRE par Emmanuel Laurentin

A l’occasion de la parution de l’ouvrage collectif « La musique a-t-elle un genre ? » (éditions de la Sorbonne), la Fabrique reçoit l’historienne Mélanie Traversier qui l’a codirigé.